Les événements en Egypte présentent un étonnant paradoxe. La mobilisation est organisée par la foule, mais la transition est gérée par les Etats-Unis et dans une moindre mesure l'Union Européenne. Comment en est-on arrivé à ce que Washington et Bruxelles s'arrogent ce rôle que les Egyptiens ne leur ont jamais attribué ? Il semble que l'absence de leader médiatique crée un besoin d'étincelles pour maintenir une mobilisation massive. En outre, l'Egypte expose le dilemme consistant à être une révolte sans leader et à rejeter ceux qui pourraient être à sa tête, ce qui ne permet pas de faire avancer les demandes formulées. Ainsi les puissances étrangères se sont-elles mobilisées pour jouer les médiateurs.
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mercredi 9 février 2011
lundi 24 janvier 2011
Le complot quand tu nous tiens
Un peu plus tôt dans la journée, je consulte mon compte Twitter et je tombe sur ce twit:
A Bruxelles, les chefs d'Etats européens étaient écoutés par le Mossad... http://bit.ly/egVEUIForcément, cela titille ma curiosité, parce que je n'ai vu cette histoire nulle part ailleurs et cela me paraît bien étrange. J'y apprend qu'une histoire d'espionnage au Conseil de l'UE à Bruxelles a été dévoilée en 2003 au bâtiment "Juste Lipse" où se réunissent des ministres et de hauts dignitaires. L'espionnage avait lieu sur plusieurs délégations. Le modus operandi était un système d'écoutes. Le Mossad serait responsable de cette opération.
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vendredi 12 mars 2010
L'UE pourrait ouvrir une ambassade en Iran
Avec la création du Service Européen d'Action Extérieure (SEAE) émanant du Traité de Lisbonne, l'Union Européenne recentre ses priorités. Elle dispose aujourd'hui de 136 délégations à travers le monde. Selon Nicolas Gros-Verheyde, correspondant de Ouest France à Bruxelles, la première ouverture d'ambassade depuis l'ouverture du SEAE pourrait être à Téhéran. C'est ce qu'il indique sur son compte Twitter (comme quoi, c'est utile).
Cela serait une des priorités de SEAE, ajoute-t-il. Je n'ai pas trouvé d'autres sources confirmant cette information, mais cela enverrait en effet un signe fort que l'UE va vraiment s'investir sur la question iranienne - ce qu'elle est censée faire, mais n'a jamais mis les moyens ni n'a trouvé d'accord sur la politique à mener. Toutefois, Catherine Ashton, la "ministre des Affaires étrangères de l'UE", n'a pas mentionné une seule fois l'Iran dans son discours sur les priorités de l'UE devant le Parlement européen avant-hier. Une priorité tenue secrète donc...
Cela serait une des priorités de SEAE, ajoute-t-il. Je n'ai pas trouvé d'autres sources confirmant cette information, mais cela enverrait en effet un signe fort que l'UE va vraiment s'investir sur la question iranienne - ce qu'elle est censée faire, mais n'a jamais mis les moyens ni n'a trouvé d'accord sur la politique à mener. Toutefois, Catherine Ashton, la "ministre des Affaires étrangères de l'UE", n'a pas mentionné une seule fois l'Iran dans son discours sur les priorités de l'UE devant le Parlement européen avant-hier. Une priorité tenue secrète donc...
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lundi 7 décembre 2009
Une mauvaise nouvelle #2 (mise à jour)
Selon un rapport confidentiel de l'UE réalisé par des diplomates sur place que le quotidien israélien Haaretz s'est procuré, Israël en collaboration avec la municipalité de Jérusalem serait en train de délibérément altérer la démographie de Jérusalem-est et de le séparer de la Cisjordanie. Cette fuite - une première pour ce rapport annuel - vient peut-être en réponse au récent refus d'une autre initiative européenne.
***UPDATE***
A lire, le texte du Conseil de l'UE que les Israéliens ont rejeté la semaine dernière.
***UPDATE***
A lire, le texte du Conseil de l'UE que les Israéliens ont rejeté la semaine dernière.
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jeudi 3 décembre 2009
Les délégations de l'UE changent de nom
Avec l'implémentation du Traité de Lisbonne au 1er décembre, le nom des délégations européennes hors-UE ont changé d'appelation. Ainsi par exemple, en Arabie Saoudite, "la délégation de la Commission européenne" s'appelle désormais "la délégation de l'Union Européenne". Cela traduit la volonté du traité de renforcer l'image d'une Europe (plus) unifiée sur le plan de la politique extérieure.
Quel changement en pratique ? Reste à voir. C'est en tout cas un bon moment pour rappeler que l'UE possède 130 délégations à travers le monde. Ca, c'était pour la petite info.
Du concret alors ? Il faudra probablement attendre que les choses s'instaurent à Bruxelles avant que cela n'ait des répercussions dans les délégations. Pour le moment, il y a de fortes chances que ce soit juste un changement de nom.
Quel changement en pratique ? Reste à voir. C'est en tout cas un bon moment pour rappeler que l'UE possède 130 délégations à travers le monde. Ca, c'était pour la petite info.
Du concret alors ? Il faudra probablement attendre que les choses s'instaurent à Bruxelles avant que cela n'ait des répercussions dans les délégations. Pour le moment, il y a de fortes chances que ce soit juste un changement de nom.
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jeudi 27 novembre 2008
Sur le dossier israélo-palestinien, tout n'a pas été proposé. La preuve...
C'est le retour en force de l'option OTAN en Cisjordanie. Zbigniew Brzezinski et Brent Scowcroft, anciens conseillers en sécurité nationale respectivement de Jimmy Carter et George H. Bush, ont écrit une tribune dans le Washington Post dans laquelle ils estiment que l'Alliance Atlantique pourrait jouer un rôle critique pour la création d'un Etat palestinien :
Ils ont déjà proposé cette idée dans l'ouvrage de conversations qu'ils ont dans America and the World. L'idée n'est pas nouvelle et cette tribune pourrait passer pour une vieille utopie irréaliste, mais elle prend toute son importance lorsque l'on sait que le prochain conseiller en sécurité nationale de Barack Obama, le général James Jones, ancien SACEUR à l'OTAN et un temps émissaire au Moyen Orient envoyé par l'actuel Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, est également partisan de cette option, selon le quotidien israélien Haaretz. Il sera intéressant de voir comment cette question évolue dans les prochains mois, parce que beaucoup s'opposeraient à un tel déploiement. L'option serait mort-née si Benjamin Netanyahu venait à remporter les élections du 10 février prochain.
L'autre idée de la semaine n'est ni plus ni moins qu'une adhésion d'Israël et de la Palestine à ... l'Union Européenne. C'est ce que promeut Richard Rosecrance, directeur du Belfer Center for Science and International Affairs à Harvard :
Ah... il fallait y penser...
Quelque chose de plus sera nécessaire pour répondre aux préoccupations sécuritaires israéliennes sur le fait de donner un territoire au gouvernement palestinien qui est incapable d'empêcher les activités terroristes contre Israël. Cela pourrait être réglé par le déploiement d'une force internationale de maintien de la paix, du type OTAN, qui pourrait non seulement remplacer les forces de sécurité israéliennes mais également entraîner les troupes palestiniennes à être plus efficaces.
Ils ont déjà proposé cette idée dans l'ouvrage de conversations qu'ils ont dans America and the World. L'idée n'est pas nouvelle et cette tribune pourrait passer pour une vieille utopie irréaliste, mais elle prend toute son importance lorsque l'on sait que le prochain conseiller en sécurité nationale de Barack Obama, le général James Jones, ancien SACEUR à l'OTAN et un temps émissaire au Moyen Orient envoyé par l'actuel Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, est également partisan de cette option, selon le quotidien israélien Haaretz. Il sera intéressant de voir comment cette question évolue dans les prochains mois, parce que beaucoup s'opposeraient à un tel déploiement. L'option serait mort-née si Benjamin Netanyahu venait à remporter les élections du 10 février prochain.
L'autre idée de la semaine n'est ni plus ni moins qu'une adhésion d'Israël et de la Palestine à ... l'Union Européenne. C'est ce que promeut Richard Rosecrance, directeur du Belfer Center for Science and International Affairs à Harvard :
Pour aller de l'avant, nous devons revenir aux points d'origine. C'est le violent rejet de l'Europe à l'égard des Juifs par le passé qui a engendré le sionisme moderne et qui a paradoxalement contrinué à son succès. Problème d'un temps, l'Europe peut aujourd'hui être la solution. Pour encourager et récompenser un accord territorial et sécuritaire entre les Israéliens et les Palestiniens, elle devrait leur offrir clairement la possibilité d'adhérer à l'Union Européenne.
Cela pourrait aider les deux partis à trouver un arrangement. L'idée de rejoindre la plus riche union d'Etats au monde est une énorme stimulation pour trouver un accord. L'organisation et les valeurs de l'union offre le cadre pour un accord de paix.
En fait, l'identité duale d'une entité supranationale composée d'Etats nationaux vivant en paix contient la réponse aux plus profondes préoccupations des deux camps. Pour les Israéliens, une adhésion à l'UE offre la sécurité physique et une légitimité permanente. Pour les Palestiniens, l'adhésion signifie un accord territorial, incluant un retour, d'une certaine manière, sur leurs terres appuyée par la source conjointe de sécurité et d'autorité de l'Europe.
Ah... il fallait y penser...
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dimanche 7 septembre 2008
Petit tour de table après le sommet France-Syrie-Turquie-Qatar (2e volet)
Du côté turc, un point de vue est particulièrement intéressant. Dans le quotidien Hürriyet, un journaliste turc analyse en quoi la participation du Premier ministre Tayyep Erdogan au sommet quadripartite sert la candidature turque à l'Union Européenne.
Il écrit que les deux principaux pays publiquement opposés à l'entrée d'Istanbul dans l'UE sont la France et l'Autriche. Les sceptiques attendent de voir comment vont évoluer les politiques de ces deux pays avant de prendre clairement partie. Le journaliste considère la présence turque comme le signal retentissant que l'entrée de la Turquie "relèverait de bien plus que de considérations techniques et qu'elle aurait des conséquences importantes pour la communauté internationale".
Le journaliste estime que les récents efforts diplomatiques d'Istanbul entre la Syrie et Israël, dans le Caucase, avec l'Iran et la récente annonce de relations avec l'Arménie jouent en faveur de la candidature turque. Selon lui, "la France commence enfin à admettre les nécessités de la Realpolitik", autrement dit la nécessité de la présence de la Turquie à Bruxelles.
Ne reste plus qu'à convaincre l'Autriche, qui a récemment annoncé la tenue d'un référendum sur la question de la candidature turque le moment venu. Hürriyet apporte la solution. L'Union Européenne envisage la construction du gazoduc Nabucco qui irait de la Turquie à l'Autriche. L'objectif est de réduire l'hyperdépendance européenne en la matière vis-à-vis de la Russie. Vienne espère avec ce projet retrouvé une place de premier plan au sein de l'UE, mais un tel projet serait extrêmement honéreux si la Turquie restait hors de l'Union Européenne. D'où l'intérêt pour l'Europe, et donc de l'Autriche, d'accepter Ankara à Bruxelles.
Il écrit que les deux principaux pays publiquement opposés à l'entrée d'Istanbul dans l'UE sont la France et l'Autriche. Les sceptiques attendent de voir comment vont évoluer les politiques de ces deux pays avant de prendre clairement partie. Le journaliste considère la présence turque comme le signal retentissant que l'entrée de la Turquie "relèverait de bien plus que de considérations techniques et qu'elle aurait des conséquences importantes pour la communauté internationale".
Le journaliste estime que les récents efforts diplomatiques d'Istanbul entre la Syrie et Israël, dans le Caucase, avec l'Iran et la récente annonce de relations avec l'Arménie jouent en faveur de la candidature turque. Selon lui, "la France commence enfin à admettre les nécessités de la Realpolitik", autrement dit la nécessité de la présence de la Turquie à Bruxelles.
Ne reste plus qu'à convaincre l'Autriche, qui a récemment annoncé la tenue d'un référendum sur la question de la candidature turque le moment venu. Hürriyet apporte la solution. L'Union Européenne envisage la construction du gazoduc Nabucco qui irait de la Turquie à l'Autriche. L'objectif est de réduire l'hyperdépendance européenne en la matière vis-à-vis de la Russie. Vienne espère avec ce projet retrouvé une place de premier plan au sein de l'UE, mais un tel projet serait extrêmement honéreux si la Turquie restait hors de l'Union Européenne. D'où l'intérêt pour l'Europe, et donc de l'Autriche, d'accepter Ankara à Bruxelles.
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