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lundi 19 janvier 2009

L'opinion publique américaine sur le conflit à Gaza

Le Pew Research Center for the People & the Press a sorti un sondage il y a quelques jours sur l'opinion publique américaine. C'est intéressant de le mettre en perspective avec les résultats d'une enquête - beaucoup plus sommaire - réalisée auprès de la population française.

lundi 12 janvier 2009

Le sondage de CSA/Le Parisien sur Gaza est étonnant

Je me souviens des premières phrases du chapitre sur le Proche Orient qu'Hubert Védrine consacre dans Les Mondes de François Mitterrand. Il affirmait qu'à son arrivée en 1981, l'opinion française était plutôt pro-israélienne. Cela m'a toujours étonné, parce que depuis la guerre de 1967, la France a eu des relations courtoises, au mieux, avec l'Etat hébreu, loin des relations très proches des années 1950.

Peut-être est-ce une tendance plutôt présente chez les jeunes aujourd'hui, mais je ne pense pas que Védrine pourrait toujours tenir le même propos aujourd'hui. Ce n'est certainement pas ce qui ressort de la couverture médiatique générale. Pour autant, le conflit à Gaza a ouvert une nouvelle brèche dans l'analyse des médias français sur la question. A la télé, à la radio, dans les journaux, on retrouve toujours "opération militaire brutale à Gaza et le Hamas continue ses tirs de roquettes". Cette association que les tirs de roquettes ont provoqué l'intervention de Tsahal semble jouer sur l'opinion française. Au regard d'un sondage du CSA publié dans le Parisien, les Français sont divisés sur la question du principal responsable des violences actuelles. 18% pensent que la faute incombe au gouvernement israélien, contre 23% au Hamas. 28% s'accordent sur une responsabilité commune des deux et 31% ne se prononcent pas. Le détail du sondage est à l'image de ces résultats : une répartition assez égale pour chaque partie.

On peut noter que les jeunes de 15-25 ans sont ceux qui prennent le plus position à l'égard de l'un ou l'autre des acteurs. Seuls 11% estiment que les deux parties sont autant responsables. On remarque également que près d'un tiers des Français, peu importe la catégorie d'âge, ne se prononce pas sur la question. Les tendances politiques ne sont pas même un facteur probant, raison pour laquelle beaucoup d'hommes politiques hésitent à prendre une position claire. En restant prudent, on observe que les partisans des gauches accusent majoritairement le gouvernement israélien, alors que les partisans des droites accusent plutôt le Hamas d'être à l'origine des violences. Un sondage vraiment équilibré.

dimanche 28 septembre 2008

Une majorité d'Egyptiens approuvent Al Qaïda

Un sondage de BBC News montre que les Egyptiens avec les Pakistanais sont les seuls à ne pas réprouver Al Qaïda. 60% des Egyptiens indiquent avoir une vision neutre ou positive de l'organisation d'Oussama Ben Laden.

Visiblement, les Egyptiens n'associent pas pleinement Oussama Ben Laden et Al Qaïda. Dans un sondage du Pew Global Survey Project publié en juin 2007, seuls 18% des Egyptiens affirmaient avoir "beaucoup" confiance en lui et 67% "pas trop" confiance en ses capacités à prendre les bonnes décisions sur les affaires internationales.

dimanche 14 septembre 2008

No Comment!


Voici les résultats d'un sondage réalisé par WorlPublicOpinion.org. Affligeant!

mardi 22 juillet 2008

Soldats US : La promotion de la démocratie n'est pas une priorité

Petit aparté qui certes conserve un intérêt pour le Moyen Orient. Selon un récent sondage publié par The Center for US Global Engagement (pdf), les officiers engagés dans l'armée américaine estiment que l'usage de moyens non-militaires (diplomatie, éducation, programmes d'aide au développement, nourriture...) doit primer sur le recours à la force. Parmi les officiers, ce sentiment est partagé à 52%, 36% jugeant que la proportion actuelle est adéquate. Ils sont 80% à considérer les efforts non-militaires comme importants pour la sauvegarde de la sécurité nationale. La différence est minime avec les officiers de haut rang. 57% favorisent les efforts diplomatiques et 82% les considèrent importants.

Une donnée tout à fait intéressante dans ce sondage est que les officiers, quelque soit leur rang, ne pensent pas que la promotion de la démocratie doit être une priorité essentielle. Ils ne sont que 50% à le penser et cette position arrive en dernier dans les résultats, loin derrière un meilleur entraînement en contre-insurrection (87%), une augmentation des efforts de coopération et de diplomatie (83%) et une amélioration des capacités militaires de réponse rapide (81%), pour ne citer que les plus plébiscitées. Le président George Bush a pourtant privilégié la promotion de la démocratie dans son agenda en matière de politique étrangère.
 

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