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mercredi 20 avril 2011

Un nouvel équilibre des forces au Moyen Orient ?

Je m'excuse pour l'intermittence de mon blogging. Je suis pris dans la rédaction d'un long papier sur la Politique Européenne de Voisinage, ce qui me laisse peu de temps pour maintenir ce blog. Pour info, je suis relativement actif sur Twitter, donc n'hésitez pas à me rejoindre pour voir ce que je lis et également à me faire partager vos lectures. 

Au même titre que les régimes autoritaires de la région, les jeux d'influence étaient fondés sur un statu quo, des positions figées peu à même à évoluer. L'état de fait, de manière caricaturale, était assez simple. Les Etats-Unis étaient la seule puissance étrangère d'importance. Ils déployaient un parapluie de sécurité sur le Golfe que ces Etats étaient prêts à accepter et à entretenir. Washington pouvait compter sur plusieurs pays alliés de poids, l'Egypte, la Jordanie et l'Arabie Saoudite, sans parler évidemment d'Israël.

Israël était le centre d'attention régional. L'Egypte et la Jordanie sont les deux seuls pays arabes de la région à reconnaître l'Etat hébreu et les pays du Golfe ont assoupli leur politique à son égard. De l'autre côté, les opposants à Israël sont très vocaux, notamment la Syrie et l'Iran. L'Iran d'ailleurs, dont l'avènement comme puissance régionale est plus un renouveau qu'une nouveauté. Sans évoquer le "croissant chiite" dont la pertinence est à nuancer, l'Iran pouvait compter sur des alliés solides à Damas et au Liban avec le Hezbollah. Dans le même temps, les relations avec les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) étaient mi-figue mi-raisin, alternant le cordial et l'inimitié.

Dans le Golfe, l'Arabie Saoudite possédait une position privilégiée. Hôtesse des deux sites les plus importants de l'islam, porte-drapeau des intérêts sunnites dans la région, l'Arabie Saoudite jouait sur une politique prudente mais ferme. Le Qatar est récemment devenu l'acteur qui monte, cherchant à être le médiateur de toutes les crises avec un succès mitigé, le seul fut l'accord pour le Liban en 2006. Sur la Libye, le Qatar s'est fortement engagé en faveur des rebelles, reconnaissant le Conseil national de transition comme l'autorité libyenne légitime.
 

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