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lundi 8 décembre 2008

Copie du nouveau rapport du tribunal de l'ONU sur la mort d'Hariri

Il y a quelques jours, la commission onusienne chargée d'enquêter sur le meurtre de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri a rendu son onzième rapport au Conseil de Sécurité.

Quelques points à noter :
* Il y a des progrès, mais "à ce point de l'enquête, la plupart des activités de la commission se concentrent à percer l'écran de fumée pour découvrir la vérité".
* La commission pense pouvoir déterminer "l'origine géographique" du kamikaze.
* La commission reconnait que la coopération avec la Syrie est "dans l'ensamble satisfaisante" ; elle a eu recours à Damas à plusieurs reprises pour des séjours dans le pays et des demandes d'informations.
* Un tribunal spécial prendra ses fonctions le 1er mars 2009 à la Hague. La commission demande que son mandat, qui doit prendre fin le 31 décembre, soit étendu jusqu'au 28 février 2009. Le rapport souligne à plusieurs reprises que l'enquête est loin d'être terminée.

vendredi 5 décembre 2008

Où en est-on avec Hariri?

The Atlantic publie une longue enquête sur les avancées de la commission d'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Pas mal d'éléments intéressants dans cet article, mais beaucoup trop d'anonymats (qui ne semblent pas forcément toujours justifiés, notamment pour un "Beirut-based analyst") et trop peu de Libanais interviewés.

Mais, néanmoins, l'enquête se lit très bien. On apprend à quel point les avancées sont difficiles, l'ambiance de travail sous extrême tension et les résultats gardés très secrets pour le moment.

lundi 13 octobre 2008

Et si la Syrie était responsable des attentats en Syrie...

La Syrie a été secouée par plusieurs attentats retentissants cette année. Des personnalités très haut placées, secrètes et très protégées. Les informations sur ces différentes attaques sont incroyablement ténues, car la Syrie demeure un pays où l'information circule très peu. Les rumeurs vont donc bon train. Deux rumeurs semblent persistantes : l'une indique la résurgence de groupes proches de la mouvance Al Qaïda, l'autre penche vers une implication des services de sécurité syriens.

Sur le blog du Moyen Orient du Time, Andrew Lee Butlers "fait de l'astrologie" et estime que l'attentat à la voiture piégée du 27 septembre pourrait avoir été commandité par des Islamistes sunnites. Il note en effet que la répression des années 1980 contre les mouvements radicaux en Syrie s'est atténué depuis que les Saoudiens font du business à Damas et ont pu ouvrir mosquées et associations charitatives (souvent le meilleur moyen de cacher des fonds crapuleux destinés à des organisations radicales). De plus, depuis le début de la guerre en Irak et l'attitude vindicative de l'administration Bush à l'égard de Damas, la Syrie est devenue un point de passage des extrémistes en route pour se battre en Irak. Peut-être une vengeance des répressions passées ?

Il y a également la possibilité que les Sunnites radicaux au Liban ont voulu envoyer un message aux autorités syriennes : pas de menace après que Damas a, selon certains rapports de presse, lancé une offensive dans le nord du Liban à l'encontre d'extrémistes sunnites.

Mais, Olivier Guitta, fellow au think tank The Foundation for The Defense of Democracies, dresse un portrait plus large des récents évènements en Syrie en les liant tous ensemble. Dans une tribune publiée le 6 octobre pour The Middle East Times, il explique que cette série de soudains revirements dans un des pays les plus sûrs du monde serait orchestrée par Damas pour faire le ménage. Selon lui, le dirigeant Bashar al-Assad a une peur vicérale du rapport de la commission du tribunal pour le jugement de Rafic Hariri. Il semblerait qu'il établisse des liens entre le meurtre de l'ancien premier ministre libanais et les services de sécurité syriens.

Ainsi pour Guitta, l'attentat en février dans un quartier hyper-protégé de Damas contre Imad Moughniyah, un des terroristes les plus recherchés et les plus inconnus de la planète (le numéro 1 avant que Ben Laden ne prenne sa place), l'éviction du pouvoir du chef des services secrets Assef Shawqat, l'attentat en vacances du toujours très entouré Général Muhammad Suleimen, proche conseiller d'Assad, le 1er août par deux snipers et enfin l'attentat à la voiture piégée du 27 septembre qui parmi les 17 victimes a tué le Brigadier Abdel Karim Abbas, apparemment suspecté par le tribunal international, rentreraient tous dans une stratégie de Bashar al-Assad : effacer toute trace de lien entre al-Assad et le meurtre d'Hariri.
 

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