The Financial Times révèle une histoire que je trouve très cocasse. Une nouvelle ville palestinienne devrait voir le jour en Cisjordanie. Le problème n'est heureusement pas là. Non, le problème réside dans le fait que des entreprises israéliennes ont participé au projet et surtout ont signé un contrat avec Bayti, l'entreprise en charge du projet, de ne pas se fournir auprès d'entreprises dirigées par des colons.
L'attitude de l'entreprise correspond à une tendance grandissante de ne pas encourager l'économie des colonies, de la boycotter, comme l'on voit si souvent écrit. Je pense que beaucoup en Israël - à droite notamment - confondent le boycott de produits et services provenant des colonies et le boycott d'Israël qui sont deux choses complètement différentes. Et surtout que les intérêts des colons sont différents de ceux d'Israël. Autre chose que les politiques de droite et d'extrême droite ne veulent pas admettre.
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mercredi 12 janvier 2011
mardi 1 décembre 2009
Une mauvaise nouvelle #1
Peu de temps, mais juste pour lancer une petite série éventuellement hebdomadaire : une mauvaise nouvelle de la semaine. Une autre série également : une bonne nouvelle de la semaine.
On commence par une mauvaise nouvelle.
Des colons à Kiryat Abra, à côté de Hebron, ont empêché l'entrée d'inspecteurs du gouvernement d'imposer le gel de construction imposé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. C'est une colonie illégale même aux yeux du gouvernement israélien.
On commence par une mauvaise nouvelle.
Des colons à Kiryat Abra, à côté de Hebron, ont empêché l'entrée d'inspecteurs du gouvernement d'imposer le gel de construction imposé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. C'est une colonie illégale même aux yeux du gouvernement israélien.
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vendredi 24 octobre 2008
dimanche 24 août 2008
Les colons se comportent mal en Cisjordanie ... envers l'armée
On parle souvent de l'occupation israélienne en Cisjordanie, de l'attitude de l'armée vis-à-vis des Palestiniens, des colonies illégales, de l'oppression etc. Mais, on ne parle jamais de l'attitude des colons vis-à-vis de l'armée. C'est bien un tort. Même dans les colonies illégales, comme à Hebron, Tsahal protège les habitants israéliens. Pour ces ultra-orthodoxes, l'armée est le symbole d'Israël, d'un Etat dont ils ne veulent pas, un Etat qui ne revendique plus "le Grand Israël", qui se désengage de Gaza et qui un jour se désengagera de la Cisjordanie, bref les ultra-orthodoxes ne reconnaissent pas l'autorité de l'administration centrale.
Cette semaine, Yair Lapid, journaliste au Yedioth Ahronoth, consacre sa chronique à l'attitude honteuse des colons à l'égard des militaires, notamment depuis le retrait israélien de Gaza en 2005 :
Le chroniqueur n'hésite pas à critiquer vertement ces comportements, considérant que ces attitudes vont à contre-courant de toutes les valeurs qui unissent les Israéliens. Pour lui, ces écarts de conduite persistants favorisent un détachement israélien à l'égard de la Cisjordanie. "Ces gens créent une situation par laquelle, le jour viendra où les accords seront signés sur la pelouse de Washington", écrit-il, "il sera plus facile d'abandonner ce territoire, qui n'est pas vraiment le notre ; ce territoire où non seulement les lois et le paysage sont différents, mais également les gens."
Cette semaine, Yair Lapid, journaliste au Yedioth Ahronoth, consacre sa chronique à l'attitude honteuse des colons à l'égard des militaires, notamment depuis le retrait israélien de Gaza en 2005 :
Le mouvement des colons aujourd'hui est mené par des groupes sauvages de jeunes qui en ouvertement ras-le-bol d'Israël et de ses institutions. Et cette colère leur fait perdre la tête. Pas un jour ou presque ne se passe sans un incident à l'encontre des forces de sécurité. Un colon arrache le fusil des mains d'un soldat ; un groupe d'enfants hurle "nazis" aux réservistes qui les surveillent ; les jeeps du commandement central de l'armée sont bloquées ; les pneus d'une voiture de police sont crevés.
Le chroniqueur n'hésite pas à critiquer vertement ces comportements, considérant que ces attitudes vont à contre-courant de toutes les valeurs qui unissent les Israéliens. Pour lui, ces écarts de conduite persistants favorisent un détachement israélien à l'égard de la Cisjordanie. "Ces gens créent une situation par laquelle, le jour viendra où les accords seront signés sur la pelouse de Washington", écrit-il, "il sera plus facile d'abandonner ce territoire, qui n'est pas vraiment le notre ; ce territoire où non seulement les lois et le paysage sont différents, mais également les gens."
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