Selon une étude menée par le Centre national pour la recherche sociale et criminelle au Caire, une majorité de l'élite socio-économique égyptienne ne porte pas le sentiment égyptien dans son coeur. Ce rapport profite également de l'occasion pour évoquer d'autres sujets, tels que les libertés inviduelles et les droits. 69.5 % des interrogés estiment que la liberté d'expression est le droit le plus important et qu'un environnement dans lequel ce droit fondamental est absent ne favorise pas le développement de la citoyenneté.
Une des cibles est la presse officielle qui ne mettrait rien en place pour améliorer cette situation. L'étude établit que cela serait une des sources de l'apathie égyptienne à revendiquer davantage de droits et de libertés. Au même titre que le manque de droits civiques. Et de l'existence de l'état d'urgence depuis 1981.
L'étude estime également que le statut économique joue un rôle. En effet, plus on possède des moyens pour échapper au pays et à son système et moins cela crée un sentiment d'appartenance.
Je n'ai pas lu l'étude et ne me fonde que sur l'article de Al Masri al Youm. Toutefois, je me trouve en équilibre tant je suis d'accord sur certains points, mais pas d'autres.
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mercredi 4 août 2010
mercredi 6 août 2008
Contre la condamnation de Saadeddine Ibrahim
Dr. Saadeddine Ibrahim est un critique récurrent du président égyptien Hosni Moubarak. Professeur à l'Université américaine du Caire, il est un fervent défenseur des droits de l'homme. Ses critiques à l'égard du pouvoir lui ont valu de nombreuses démêlés avec la justice. En 2000, il a été condamné à sept ans de prison pour avoir utilisé des fonds de l'Union Européenne pour superviser les élections et porté atteinte à l'image de l'Egypte à l'étranger. Il sera finalement disculpé en 2003 après d'énormes pressions internationales contre le régime de Moubarak.
Le 2 août, l'intellectuel a de nouveau été condamné à deux ans de prison pour avoir terni l'image de l'Egypte dans la presse étrangère. Dans une tribune au Washington Post en août 2007, il écrivait que "mon seul crime était de m'exprimer en faveur d'un gouvernement démocratique que les Egyptiens méritent". Il est actuellement en exil.
Plusieurs gouvernements ont manifesté leur mécontentement face à cette décision de justice. Le Département d'Etat s'est dit "déçu de la récente condamnation de l'activiste pour la démocratie Dr. Saadeddine Ibrahim". "Les recours en justice ne doivent pas être utilisés pour saper les principes de la liberté d'expression", a ajouté le porte-parole américain. Margareth Scobey, ambassadrice des Etats-Unis en Egypte, a publiquement déclaré que ce verdict était "une honte". L'affaire ne s'arrête plus là. Le 4 août, la presse égyptienne a rapporté que le professeur d'université allait être jugé pour qu'on le gouvernement égyptien lui retire sa nationalité en raison de ses propos négatifs à l'égard de son pays.
The Middle East en français se joint à ce mouvement de contestation et réprouve le silence des autorités françaises à ce sujet. Le Quai d'Orsay est resté complètement silencieux. Pas un mot. Ni sur le site du Ministère des Affaires étrangères, ni lors des points presse quotidiens du MAE, ni sur le site de l'ambassade de France en Egypte. La co-présidence égyptienne dans l'Union Pour la Méditerranée et les excellentes relations actuelles auraient-elles quelque chose à voir avec ce mutisme ?
Le 2 août, l'intellectuel a de nouveau été condamné à deux ans de prison pour avoir terni l'image de l'Egypte dans la presse étrangère. Dans une tribune au Washington Post en août 2007, il écrivait que "mon seul crime était de m'exprimer en faveur d'un gouvernement démocratique que les Egyptiens méritent". Il est actuellement en exil.
Plusieurs gouvernements ont manifesté leur mécontentement face à cette décision de justice. Le Département d'Etat s'est dit "déçu de la récente condamnation de l'activiste pour la démocratie Dr. Saadeddine Ibrahim". "Les recours en justice ne doivent pas être utilisés pour saper les principes de la liberté d'expression", a ajouté le porte-parole américain. Margareth Scobey, ambassadrice des Etats-Unis en Egypte, a publiquement déclaré que ce verdict était "une honte". L'affaire ne s'arrête plus là. Le 4 août, la presse égyptienne a rapporté que le professeur d'université allait être jugé pour qu'on le gouvernement égyptien lui retire sa nationalité en raison de ses propos négatifs à l'égard de son pays.
The Middle East en français se joint à ce mouvement de contestation et réprouve le silence des autorités françaises à ce sujet. Le Quai d'Orsay est resté complètement silencieux. Pas un mot. Ni sur le site du Ministère des Affaires étrangères, ni lors des points presse quotidiens du MAE, ni sur le site de l'ambassade de France en Egypte. La co-présidence égyptienne dans l'Union Pour la Méditerranée et les excellentes relations actuelles auraient-elles quelque chose à voir avec ce mutisme ?
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