Le journal arabe Dar Al Hayat félicite l'engagement français pour un cessez-le-feu à Gaza, mais la chroniqueuse Randa Takieddine ne peut que souligner la faiblesse générale des prises de position occidentales contre Israël.
Selon elle, Israël ne va pas appliquer les demandes pour la simple et bonne raison que l'Occident n'a jamais imposé une réelle pression sur l'Etat hébreu. Elle prend à titre d'exemples les appels répétés et ignorés de la communauté internationale pour l'arrêt de la construction de nouvelles colonies. "Les pressions sont toutes venues sous formes de prises de position verbales", reproche la chroniqueuse.
La question qu'elle pose est de savoir si l'Occident se rend compte que l'offensive israélienne ne va faire que renforcer le Hamas (comme ce fut le cas pour le Hezbollah en 2006) et le transformer en un interlocuteur pour la communauté internationale qui l'a très largement critiqué et puni. Est-ce que l'Occident a conscience que le Hamas va bénéficier du même soutien populaire que le Hezbollah au sortir de la guerre de 2006? "La crainte aujourd'hui est que cette guerre va mener à une recrudescence d'extrémisme au Moyen Orient et à un renforcement du Hamas tout en annihilant le rôle des modérés représentés par l'Autorité palestinienne", écrit-elle.
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vendredi 9 janvier 2009
mercredi 6 août 2008
Contre la condamnation de Saadeddine Ibrahim
Dr. Saadeddine Ibrahim est un critique récurrent du président égyptien Hosni Moubarak. Professeur à l'Université américaine du Caire, il est un fervent défenseur des droits de l'homme. Ses critiques à l'égard du pouvoir lui ont valu de nombreuses démêlés avec la justice. En 2000, il a été condamné à sept ans de prison pour avoir utilisé des fonds de l'Union Européenne pour superviser les élections et porté atteinte à l'image de l'Egypte à l'étranger. Il sera finalement disculpé en 2003 après d'énormes pressions internationales contre le régime de Moubarak.
Le 2 août, l'intellectuel a de nouveau été condamné à deux ans de prison pour avoir terni l'image de l'Egypte dans la presse étrangère. Dans une tribune au Washington Post en août 2007, il écrivait que "mon seul crime était de m'exprimer en faveur d'un gouvernement démocratique que les Egyptiens méritent". Il est actuellement en exil.
Plusieurs gouvernements ont manifesté leur mécontentement face à cette décision de justice. Le Département d'Etat s'est dit "déçu de la récente condamnation de l'activiste pour la démocratie Dr. Saadeddine Ibrahim". "Les recours en justice ne doivent pas être utilisés pour saper les principes de la liberté d'expression", a ajouté le porte-parole américain. Margareth Scobey, ambassadrice des Etats-Unis en Egypte, a publiquement déclaré que ce verdict était "une honte". L'affaire ne s'arrête plus là. Le 4 août, la presse égyptienne a rapporté que le professeur d'université allait être jugé pour qu'on le gouvernement égyptien lui retire sa nationalité en raison de ses propos négatifs à l'égard de son pays.
The Middle East en français se joint à ce mouvement de contestation et réprouve le silence des autorités françaises à ce sujet. Le Quai d'Orsay est resté complètement silencieux. Pas un mot. Ni sur le site du Ministère des Affaires étrangères, ni lors des points presse quotidiens du MAE, ni sur le site de l'ambassade de France en Egypte. La co-présidence égyptienne dans l'Union Pour la Méditerranée et les excellentes relations actuelles auraient-elles quelque chose à voir avec ce mutisme ?
Le 2 août, l'intellectuel a de nouveau été condamné à deux ans de prison pour avoir terni l'image de l'Egypte dans la presse étrangère. Dans une tribune au Washington Post en août 2007, il écrivait que "mon seul crime était de m'exprimer en faveur d'un gouvernement démocratique que les Egyptiens méritent". Il est actuellement en exil.
Plusieurs gouvernements ont manifesté leur mécontentement face à cette décision de justice. Le Département d'Etat s'est dit "déçu de la récente condamnation de l'activiste pour la démocratie Dr. Saadeddine Ibrahim". "Les recours en justice ne doivent pas être utilisés pour saper les principes de la liberté d'expression", a ajouté le porte-parole américain. Margareth Scobey, ambassadrice des Etats-Unis en Egypte, a publiquement déclaré que ce verdict était "une honte". L'affaire ne s'arrête plus là. Le 4 août, la presse égyptienne a rapporté que le professeur d'université allait être jugé pour qu'on le gouvernement égyptien lui retire sa nationalité en raison de ses propos négatifs à l'égard de son pays.
The Middle East en français se joint à ce mouvement de contestation et réprouve le silence des autorités françaises à ce sujet. Le Quai d'Orsay est resté complètement silencieux. Pas un mot. Ni sur le site du Ministère des Affaires étrangères, ni lors des points presse quotidiens du MAE, ni sur le site de l'ambassade de France en Egypte. La co-présidence égyptienne dans l'Union Pour la Méditerranée et les excellentes relations actuelles auraient-elles quelque chose à voir avec ce mutisme ?
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