Il y a deux semaines, l'annonce était faite comme quoi une société privée de sécurité prendrait du service dans les Territoires palestiniens. Et pas n'importe laquelle. Blackwater, aujourd'hui Xe Services (mais personne n'est dupe enfin on ne sait plus maintenant que l'entreprise serait détenue en partie par une entreprise de produits végétariens, mais l'annonce qu'ils sont bien implantés en Somalie nous rappelle que l'entreprise sait être au mauvais endroit d'un point de vue de la stabilité au bon moment). Blackwater est notoire pour les nombreux épisodes qui ont éclaté en Iraq, notamment concernant la campagne de Falloudjah.
Dans un effort de dissiper les interminables critiques qui entachaient l'image de l'entreprise, en février 2009, Blackwater a voulu se faire plus discret en changeant de nom et en adoptant l'énigmatique Xe Services (prononcer Zi). Bien évidemment, personne ne les appelle Xe.
Affichage des articles dont le libellé est blackwater. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blackwater. Afficher tous les articles
vendredi 21 janvier 2011
vendredi 3 avril 2009
Blackwater/Xe remplacé en Irak
C'est un coup dur pour Xe (anciennement Blackwater). L'entreprise de sécurité vient de perdre son principal contrat en Irak au profit de Triple Canopy. Xe était en charge de la sécurité au sol à Bagdad, notamment tout ce qui concernait la protection de personnalités. Il n'y a pas de somme précise pour ce contrat, mais il représenterait environ un tiers des revenus de Xe, qui se comptait en plusieurs centaines de millions de dollars (je viens de terminer Licensed to Kill, qui évoque 800 millions de dollars en 2006).
J'avais une opinion assez mauvaise à l'égard de Blackwater avant de lire l'ouvrage de Robert Young Pelton et elle a quelque peu changé. La question des entreprises privées de sécurité est un débat qui mériterait qu'on s'y penche longuement, tant les ramifications sont nombreuses et ces compagnies apparaissent finalement nécessaires, du fait des défis innombrables et du manque de troupes pour les prendre en charge. De même, les quelques scandales relayés par la presse, notamment celui de septembre 2007, et les portraits de cowboys franc-tireurs souvent peints pour décrire "les contractuels" semblent peu représentatifs d'une réalité plus complexe.
Blackwater semble en tout cas connaître une période de transition forcée. La succession d'articles négatifs, non aidés par des ouvrages comme Blackwater: The Rise of the World's Most Powerful Mercenary Army - très biaisé -, a conduit Blackwater en février à changer de nom pour adopter une appelation opaque et hybride, Xe (prononcer "Zi"). Cela coïncide avec le changement de stratégie opéré en juin dernier.
Mauvaise presse et pressions politiques avaient poussé l'entreprise à s'éloigner des contrats de sécurité pour s'étendre sur d'autres secteurs, comme le développement de leur centre d'entraînement. Le président de l'époque, Gary Jackson, déclarait qu'il ne voyait pas cette branche prendre de l'importance. Cela me surprend énormément de lire ces propos après la lecture de Licensed to Kill et des projets comme International Peace Operations Association. Bref...
Début mars, Erik Prince, fondateur et PDG de Blackwater Worldwide, et Gary Jackson annonçaient leur démission. Une succession d'évènements majeurs dans l'entreprise qui conduit à se dire que Blackwater ne se porte pas très bien en ce moment. Une des raisons avancées pour les changements de stratégie et de nom est que Blackwater était devenu le symbole des "contractuels" en Irak et de tout ce qui s'y passait de négatif. Impression nullement erronée quand on voit que les autres entreprises de sécurité, notamment Triple Canopy, DynCorp ou HART, sont loin de soulever les mêmes débats, alors même qu'ils font les mêmes missions que Xe.
J'avais une opinion assez mauvaise à l'égard de Blackwater avant de lire l'ouvrage de Robert Young Pelton et elle a quelque peu changé. La question des entreprises privées de sécurité est un débat qui mériterait qu'on s'y penche longuement, tant les ramifications sont nombreuses et ces compagnies apparaissent finalement nécessaires, du fait des défis innombrables et du manque de troupes pour les prendre en charge. De même, les quelques scandales relayés par la presse, notamment celui de septembre 2007, et les portraits de cowboys franc-tireurs souvent peints pour décrire "les contractuels" semblent peu représentatifs d'une réalité plus complexe.
Blackwater semble en tout cas connaître une période de transition forcée. La succession d'articles négatifs, non aidés par des ouvrages comme Blackwater: The Rise of the World's Most Powerful Mercenary Army - très biaisé -, a conduit Blackwater en février à changer de nom pour adopter une appelation opaque et hybride, Xe (prononcer "Zi"). Cela coïncide avec le changement de stratégie opéré en juin dernier.
Mauvaise presse et pressions politiques avaient poussé l'entreprise à s'éloigner des contrats de sécurité pour s'étendre sur d'autres secteurs, comme le développement de leur centre d'entraînement. Le président de l'époque, Gary Jackson, déclarait qu'il ne voyait pas cette branche prendre de l'importance. Cela me surprend énormément de lire ces propos après la lecture de Licensed to Kill et des projets comme International Peace Operations Association. Bref...
Début mars, Erik Prince, fondateur et PDG de Blackwater Worldwide, et Gary Jackson annonçaient leur démission. Une succession d'évènements majeurs dans l'entreprise qui conduit à se dire que Blackwater ne se porte pas très bien en ce moment. Une des raisons avancées pour les changements de stratégie et de nom est que Blackwater était devenu le symbole des "contractuels" en Irak et de tout ce qui s'y passait de négatif. Impression nullement erronée quand on voit que les autres entreprises de sécurité, notamment Triple Canopy, DynCorp ou HART, sont loin de soulever les mêmes débats, alors même qu'ils font les mêmes missions que Xe.
Libellés :
blackwater,
irak,
xe
Inscription à :
Commentaires (Atom)
