mardi 26 janvier 2010

Egypte-Algérie : c'est reparti pour un tour




Comme d'habitude, la CAN voit l'Egypte arrivée dans le dernier carré. Cela devient une habitude. Pour rappel, le pays a gagné les deux dernières éditions. Après une victoire difficilement acquise contre le Cameroun hier (3-1 après prolongations dont un dernier but inexistant), les Pharaons vont rencontrer en demi-finale l'Algérie.

On ne peut malheureusement que se souvenir de ce match de barrage douloureux et violent entre les deux il y a quelques mois. Espérons que cela ne soit pas de nouveau le cas. Biaisé par mon séjour égyptien, j'espère voir triompher l'Egypte.

A ce sujet, je suis en train de lire The Multiple Identities of the Middle East du très controversé Bernard Lewis. Livre absolument fascinant qui ne traite que très marginalement des affaires contemporaines et s'attache plus à décortiquer des faits historiques. Il consacre un passage sur l'émergence d'une identité nationale égyptienne. Il explique qu'au XIXe siècle, l'Egypte était avec la Turquie les deux seuls pays de la région ouverts aux idées européennes. Pour autant, Le Caire était dirigé par l'empire ottoman et ne développait pas de réel intérêt à affirmer une identité indépendante et strictement égyptienne. En 1868, Cheikh Rifa'a Rafi' al-Tahtawi, un Egyptien ayant vécu quelques années en France, publia un ouvrage historique sur l'Egypte de sa création jusqu'à la conquête arabe. En quelque sorte, cet auteur se penchait sur la préhistoire, car Lewis explique qu'à cette époque, les sociétés musulmanes considéraient que le début de leur histoire était leur islamisation et qu'avant, c'était une période obscure.

L'ouvrage d'al-Tahtawi a marqué son époque et il a déclenché un véritable intérêt pour une époque inconnue de la plupart des Egyptiens. Dans le même temps, cela a créé la double identité qui a parfois du mal à coexister encore aujourd'hui : d'un côté, l'identité musulmane, sa langue et sa culture arabe ; et de l'autre l'identité égyptienne, "pharaonique en quelque sorte", qui ne se définit pas en termes religieux et communautaires, mais nationaux et patriotiques.

4 commentaires:

Nefermaât a dit…

Tu passes en Egypte ?? Quand ? Pour combien de temps ?? Tiens moi au courant !!! :)

ViP a dit…

si seulement... mais non, pas d'Egypte pour le moment.

tingting a dit…

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Pierre a dit…

Bonsoir,

Je suis ce blog depuis maintenant plusieurs mois et j'y prends beaucoup de plaisir. Les informations sont excellentes, les liens aussi.

Toutefois vos remarques concernant l'Égypte m'étonnent un peu.

Effectivement, l'Égypte du XIXème siècle est ouverte aux idées européennes, mais non, elle n'est pas dirigée par Istanbul.

Après l'expédition française et la chute des Mamelouks, le célèbre Mohammed Ali prend la tête de la région qui demeure officiellement inféodée aux Ottomans. Il mène alors une politique modernisatrice et largement autonome. Pour la première fois dans l'histoire musulmane et dans l'histoire égyptienne, il créé une armée nationale, basée sur la conscription. C'est le début du sentiment national égyptien, selon Mohammed Afifi notamment. Un Français la dirige un temps, le célèbre colonel de Sèves (ancien officier de Napoléon qui finira par se convertir et qui a son tombeau dans une mosquée du Caire). De même, tout le système sanitaire et hospitalier de l'Égypte (très moderne pour l'époque et la région) est mis en place par un médecin français, Clot Bey (de Marseille, je crois).

Mohammed Ali rendit un service aux Ottomans en les débarrassant une première fois des wahhabites. Mais n'étant pas suffisamment récompensé, il envoya son fils Ibrahim Pacha occupait la Syrie et le Liban entre 1830 et 1940 (où des réformes libérales sont introduites). Cela signifie des affrontements armées entre Ottomans et Égyptiens. La plus grande menace pour l'intégrité de l'Empire était alors égyptienne. Les puissances européennes ne voulant pas de chute prématurée de l'Empire (sinon, c'était la ruée russe vers les mers chaudes) sont alors intervenues (expédition britannique de 1840).

Effectivement Tahtawi est important pour l'identité égyptienne, mais le processus démarre dès Mohammed Ali, dès le début du XIXème siècle (d'ailleurs, c'est lui qui envoie des étudiants en Europe, que Tahtawi, seul Égyptien, surveille).

Napoléon fut le premier à interpeller la population de l'Égypte en tant qu'« Égyptiens ». Auparavant, le qualificatif était réservé aux Mamelouks. Toutefois, dans le processus de naissance de l'identité nationale, la question copte est rapidement un problème.


Bien cordialement,
Pierre

 

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