mercredi 12 août 2009

La solution à deux Etats, c'est bien, mais ce n'est pas tout














Je dois accorder un peu de crédit à Robert Malley et Hussein Agha. Outre le fait qu'ils n'écrivent quasiment jamais aucune tribune l'un sans l'autre, ils ont réussi à écrire quelque chose que je trouve vraiment pertinent, ce qui est loin d'être toujours le cas avec eux!

Dans une tribune pour le New York Times, ils jugent que le conflit israélo-palestinien ne peut se résumer à la solution à deux Etats. En effet, tant Benjamin Netanyahu que le Hamas s'accordent sur le concept de deux Etats même si les détails diffèrent amplement entre les deux camps. Certes, c'est une bonne chose, mais une telle déclaration n'a plus de sens, car dire oui n'engage plus à rien et dire non est politiquement trop coûteux.

Je ne suis pas d'accord avec cet argument. Dès lors que l'on modifie sa ligne politique et qu'on s'est soumis à des pressions extérieures, cela fait jurisprudence. Netanyahu a concédé face à la communauté internationale et en tête les Etats-Unis. Le Hamas en a fait autant. Il est vrai que cela est principalement symbolique, mais la symbolique est essentielle dans ce conflit, élément que Malley et Agha ignorent. De plus, travailler dans un cadre où tous les partis reconnaissent, même si ce n'est que publiquement, que la solution ultime est une solution à deux Etats est fondamentalement différent d'un cadre de travail où les acteurs estiment que deux Etats ne peuvent co-exister.

Le reste de l'article est plus intéressant. Les auteurs expliquent que les deux camps montrent des signes d'un retour aux racines du conflit. Le gouvernement israélien insiste que les Palestiniens reconnaissent le caractère juif de l'Etat d'Israël, ce que les Palestiniens rejettent fermement. Les Palestiniens, eux, mettent la pression pour que soit réglé le problème des réfugiés de 1948 pour mettre fin à ce qu'ils estiment être des déplacements de population injustes pendant la guerre qui a opposé plusieurs pays arabes à Israël.

Ce retour aux sources du problème ne doit pas être balayé. Au contraire, estiment les deux auteurs, pendant trop longtemps, l'attention s'est portée sur les contentieux du moment et chaque camp se contentait des petites avancées qu'il pouvait obtenir. Mais, plus central, ils estiment que ce n'est pas de l'Etat palestinien qu'il faut parler et qu'il faut définir, c'est Israël.

En d'autres termes, si je vais au-delà de l'article, selon eux, mieux définir l'Etat hébreu reviendrait à clarifier le champ pour avancer dans le processus de paix, une clarification qui nécessite des compromis dans tous les camps.

Illustration: Patrick Thomas/New York Times

1 commentaire:

otmane a dit…

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